Premiers jours à Buenos Aires

Tout fraîchement sorti de l’avion, aussi frais que l’on peut l’être après 24 heures d’attente et de transport, nous faisons pêter les shorts et dévoilons nos jambes joliment phosphorescentes à cette période de l’année. La chaleur se fait sentir, et ce n’est pas vraiment pour nous déplaire. On a l’air des deux bons gros touristes, que nous sommes, le nez en l’air à ne pas s’avoir où aller. Il faut choper un bus, mais comme nous ne sommes pas parti juste pour un week-end, on est prêt à galérer un peu pour ne pas payer les 13€ chacun de navette directe vers la ville. Les « porteños » sont sympas et avenants, ils nous aident dans notre tâche. Direction les lignes de bus traditionnelles, pour 1H30 de sensation de pilotage. Le mec s’entraîne certainement pour le Dakar 2015 qui part de Buenos Aires à la fin de la semaine.

Notre hostel n’est pas très éloigné de l’Avenida 9 de Julio, l’artère principale de la ville qui est la plus large du monde : 140 mètres. Des blocs entiers d’habitations (ici quasiment tout fonctionne en bloc, n’espère pas te la jouer diagonale, on te parlera que de parallèles et perpendiculaires) ont été rasés pour construire cette avenue.

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Le lendemain nous sommes le 31 décembre, et on nous prévient déjà que la ville va tourner au ralenti en préparation de la soirée de la « nuevo ano » et pour s’entraîner à la journée du 1er qui est fériée. On pars vers le microcentro, en voulant faire un peu de change. Toutes les banques sont fermées, dans la rue commerçante principale « Florida », leur rue de Béthune à eux, on nous propose bien du « Cambio, Cambio, Cambiooo » mais étant donné que les mecs ont plus l’air de dealers que de banquiers, on passe notre chemin.

Dans la continuité se trouve la Plaza de Mayo, l’une des plus célèbres place de la ville, c’est là où se trouve la Casa Rosada, qui est la maison blanche Argentine mais rose.

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Sur la place se trouve également la Cathédrale métropolitaine de Buenos Aires, on y trouve le mausolée de José de San Martin. Ce général a libéré l’Argentine, le Chili et le Pérou et est donc considéré comme un héros national. Et figurez vous que ce mec n’a pas eu la reconnaissance escompté, il est mort en exil sans jamais avoir touché sa pension de Général. Important de vous préciser que José, est venu mourir à Boulogne sur mer. On est vachement fiers que de grands noms viennent mourir chez nous, en espérant que ce ne soit pas Boulogne-sur-mer qui l’ai tué.

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Pour célébrer le passage à la nouvelle année de nombreux Porteños viennent dîner et boire des verres à Puerto Madero, la zone portuaire dont les bâtiments en ruines ont été réhabilités en loft et restos, en attendant le feu d’artifice. On ne sait pas trop d’où cela va partir, et en fait cela part de tous les sens, les gros restos du coin ont tous leur feux d’artifice, c’est à qui mieux mieux pour le plus grand plaisir des locaux et touristes.

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Nous sommes donc désormais en 2015, 4h après la France, une année pleine de promesse pour nous. On repasse à l’auberge boire un verre pour fêter cela. Une de nos colocs de chambres a du forcer sur la binouze elle ronfle comme un camion du Dakar.

Pour info : siffler comme De Funès dans la « Grande vadrouille » n’aura aucun effet sur le ronflement de tes voisins, ça ne marche que dans les films ce genre de truc.

Le 1er janvier donne vraiment l’impression de ville morte, tout est très calme dans les premières heures de la matinée, pour rester dans l’ambiance on s’élance donc sous la pluie matinale vers le cimetière de la ville. La visite est surprenante, les caveaux vont du plus massif au plus bling bling, certains ressemblent à des ascenseurs ce qui n’est pas très loin de la vérité. En effet il y a un principe de chaises musicales dans ces caveaux, le dernier arrivé est exposé au « sommet » et les résidents habituels descendent d’un niveau. Si le caveau est plein, les restes du doyen sont mis dans une boîte plus petite pour occuper moins de place.

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Dans le cimetière on trouve le tombeau de « Evita » Eva Perón, qui dans sa courte de vie de 33 ans a mené une carrière d’actrice et de politicienne, en obtenant le droit de votes des femmes bien avant que cela soit mis en place en France. On retrouve également un portrait de Evita sur l’avenida de 9 Julio, celui où elle mange un hamburger selon Annie.

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On enchaîne avec le quartier de la Boca au sud de la ville, avec ses façades hautes en couleur et le stade de la Bombeira où joue le Boca Juniors.

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11 Commentaires
    • Annie ( Mon Sac Est Fait ! )
    • Vincent ( Mon Sac Est Fait ! )
    • Vincent ( Mon Sac Est Fait ! )
    • Annie ( Mon Sac Est Fait ! )

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