Les couleurs d’Uluru et Kata Tjuta

En roulant de Kings Canyon vers Uluru, 320 kilomètres donc très « proches » d’un point de vue outbackien, nous sommes surpris à encore plus de 100 kilomètres du but de déjà apercevoir le monolithe d’Uluru. Il doit vraiment être énorme pour qu’on le voit ainsi si massif à une distance aussi importante, on est agréablement surpris par sa forme régulière, on dirait un flamby un peu tassé.

En regardant la carte on se rend compte qu’on est un peu con quand même, le mont que l’on aperçoit au loin est le Mont Conner. Il est situé à proximité de lacs salés comme le Lac Amédée, pas aussi impressionnant qu’Uyuni, mais le contraste du rouge du sable et du blanc du sel est sympathique. 01_monsacestfait_uluru

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Nous passons la nuit dans le bush, et mettant le réveil pour observer le lever de soleil sur Uluru. La surface rouge du monolithe est particulièrement mise en valeur par les rayons du lever et du coucher du soleil. Notre visite sera donc un jeu d’horaires et d’orientations pour apercevoir au mieux l’effet.02b_monsacestfait_uluru

Puis nous rentrons dans le Uluru-Kata Tjuta National Park, un pass 3 jours nous donne accès à Uluru mais aussi à Kata Tjuta (aussi appelé « Les Olgas »). En langage aborigène, « Kata Tjuta » signifie « beaucoup de têtes », l’ensemble est en effet composé de 36 dômes, dont le plus important le Mont Olga, culmine à plus de 1000 mètres.02bb_monsacestfait_uluru

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Nous suivrons d’abord la randonnée de Valley of the winds, annoncée suffisamment longue et difficile pour dissuader les foules touristiques débarquées par les bus des nombreuses compagnies sillonnant le centre rouge. Le sentier offre de beaux points de vue et vous fera passer dans les gorges impressionnantes laissées par les monts vertigineux.04_monsacestfait_uluru

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Puis nous entrons dans Walpa Gorge, avant de prendre un peu de recul pour observer le coucher du soleil.12_monsacestfait_uluru

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Si vous ne souhaitez pas être parqué au milieu des autres touristes dans la zone « d’observation » du coucher du soleil, vous pouvez prendre un peu de distance et vous installer sur la table de pique-nique située à une 50 mètres de loin. Spectacle et tranquillité garantis.

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Pour un effet avant/après le coucher du soleil, tu peux maintenir le curseur de ta souris appuyé et contrôler le soleil en jouant à jour/nuit jusqu’à plus soif. (Attention tu risques d’y passer plusieurs heures)

Le lendemain on se lève tôt pour observer un nouveau lever de soleil sur Uluru, cette fois nous ne trouvons pas moyen d’échapper à la foule. Le spectacle est pendant un temps plus du côté ciel que caillou, puis au loin nous voyons Kata Tjuta aux sommets plus élevés s’éclairer et c’est le tour d’Uluru de virer au rouge.18_monsacestfait_uluru

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Nous ferons également le tour du caillou pour l’observer sous tous les angles. Tout de même une douzaine de kilomètres pour effectuer la boucle. Certaines portions à la dimension sacrée pour les aborigènes ne peuvent être photographiées, elles ne doivent pas pouvoir être vues en dehors d’Uluru. Nous respectons tout à fait ce souhait, bien que la zone d’observation du lever du soleil se trouve exactement dans la même orientation que certaines parties sacrées. Peut être que plus l’on s’éloigne moins la dimension sacrée est importante, oui mais si on zoome ? Bref cela nous laisse un peu perplexe.21_monsacestfait_uluru

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Encore plus perplexe à la fin de la boucle lorsque nous arrivons au pied du chemin d’escalade. Là on ne comprend plus : dans toutes les brochures du parc, il nous était indiqué de ne pas grimper Uluru, par respect pour la dimension sacrée que les Aborigènes lui confère. Et pourtant c’est une belle rambarde qui attend le randonneur qui n’en a rien à caler des traditions. Pourquoi conserver cet aménagement si l’on veut réellement respecter les propriétaires des lieux ? Il se trouve qu’aujourd’hui le vent est trop important au sommet du rocher et l’ascension est donc fermée, nous ne verrons donc personne grimper. Mais c’est encore 34% des visiteurs qui ont effectué l’ascension en 2014, le chiffre est en baisse, il était de plus de 70% dans les années 2000. Il parait que le chemin sera fermé si le chiffre descend sous les 30%.

On est toujours amateurs de challenges, et en général on aime bien grimper le plus haut possible même si cela n’en vaut pas toujours le coup, mais à quoi bon visiter un tel lieu si ce n’est pas pour respecter sa dimension sacrée ? L’hypocrisie qui entoure cette ascension nous a déçus même si elle semble au final assez représentative des relations Australo-Aborigènes.28_monsacestfait_uluru

En fin de journée c’est le coucher de soleil qui mobilise les visiteurs, bien qu’une bande de nuages ait failli faire capoter le show, donnant un éclairage peu conventionnel au rocher.

Plus marqué, plus long et impressionnant, nous avons nettement préféré le coucher du soleil à son opposé matinal. Entre toutes les heures de la journée, et toutes les couleurs que peut prendre le rocher, c’est à ce moment qu’il devient le plus lumineux et imposant.29_monsacestfait_uluru

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En sortant du parc, nous observons un autre effet : les lumières du soleil couchant derrière Kata Tjuta32_monsacestfait_uluru

Un nouvel angle pour un nouveau lever de soleil, et il est temps de quitter la zone mais pas encore le centre rouge, nous effectuerons une dernière virée dans la chaîne des MacDonnell, mais cette fois dans sa paisible partie Est : dans le prochain article !33_monsacestfait_uluru

2 Commentaires
    • Vincent ( Mon Sac Est Fait ! )

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