Lake Waikaremoana « almost great walk »

Les « great walks » sont des chemins de randonnée sur plusieurs jours gérés et promus par le Departement of conservation, on en compte une quinzaine sur le territoire de Nouvelle Zélande. Les plus connues étant peut être l’Abel Tasman Coastal Track ou encore le Milford track.

On nous avait recommandé de réaliser l’une d’entre elles autour du Lake Waikaremoana au cœur du Te Urewera National Park, dans l’eastland néo-zélandais. C’est par une journée pluvieuse/ensoleillée comme la Nouvelle Zélande en a le secret que nous prenons donc la route depuis la bay of plenty vers l’intérieur des terres. L’eau des quelques « showers », ces pluies importantes qui repartent aussi vite qu’elles sont venues, s’évaporent des routes et des forêts en panache de fumée dès que le soleil refait son apparition.

Il nous faut faire le plein avant d’arriver au Lac, la dernière station se trouve à Murupara. Ouch, bien plus de 2$ le litre, mais le maori format king size qui nous sert nous dit qu’il allait fermer dans quelques minutes, on est donc presque content de raquer autant. Il nous indique que l’on en a encore pour 2 bonnes heures de route avant d’arriver.

On comprend vite pourquoi lorsque encore à 80km du lac, la route asphaltée laisse place à une gravel road sinueuse.01_monsacestfait_lake_waikaremoana

Nous faisons une pause et rencontrons des chasseurs NZ, l’un d’eux voulait s’assurer que nous n’avions pas fais pipi sur ces ancêtres dont le cimetière est quelques mètres plus loin. On a choisi le bon endroit pour s’arrêter… Ils sont là pour chasser le cerf et aussi capturer des marcassins pour les élever pour leur viande. Comme ce sont de bons chasseurs, ils ont aussi prévu un stock de recharge important pour leur gosier et nous payent une bière. L’un d’eux nous fait la blague de parler du Rainbow Warrior, le bateau néo-zélandais de Greenpeace coulé par l’armée Française au moment des essais nucléaires en polynésie : sujet à esquiver autant que possible avec un kiwi ;)

Le bétail est « wandering », pas de barrières pour empêcher vaches et chevaux de déambuler sur la route, on croise un pickup avec un gamin à l’arrière jettant des friandises sur la route pour attirer une « meute » de cochons.02_monsacestfait_lake_waikaremoana

Malheureusement on découvre que les great walk peuvent vite devenir onéreuse, le camping n’est autorisé que dans les huttes ou les campsites des DOC et, ici au Lake Waikaremoana la randonnée ne forme pas une boucle, il faut prendre un bateau taxi pour vous ramener à votre véhicule. (Comptez 14$NZ par personne en camping, 32$NZ en hutte, et 80$NZ par personne pour le water taxi).

Comme on a plus de jambes que de budget, on s’organise une « almost great walk », nous ferons un aller retour depuis la fin du parcours Hopuruahine de 24km et la même chose sur 20km le lendemain au départ d’Onepoto. Ainsi on pourra voir les 2/3 du chemin sans débourser.

Le parcours est de qualité, quelques « swingbridge » viennent casser les périodes de monotonie, et les points de vues sur le lac, essentiellement sur la partie Onepoto sont saisissants.03_monsacestfait_lake_waikaremoana 04_monsacestfait_lake_waikaremoana 05_monsacestfait_lake_waikaremoana 06_monsacestfait_lake_waikaremoana 07_monsacestfait_lake_waikaremoana

Le chemin monte assez raide pour y accéder, il y a des champignons comme dans Super Mario pour nous booster peut être ?08_monsacestfait_lake_waikaremoana 09_monsacestfait_lake_waikaremoana 10_monsacestfait_lake_waikaremoana 11_monsacestfait_lake_waikaremoana

Notre passage ici fut aussi l’occasion de notre première rencontre avec les « sandflies ». Comment te parler de cet insecte ? Disons que jamais aussi petit volatile n’aura autant mérité de si gros noms d’oiseaux. Pas plus grosse qu’un moucheron, si elle ne pique pas juste, tu le sentiras tout de suite, la piqure est assez intense. Si elle pique juste, elle te suce le sang et parviens on ne sait comment à s’envoler avec tes globules. Dans les deux cas, tu es perdant la piqure te donnera envie de ne plus avoir d’épiderme. Etonnamment, on sent le Néo-Zélandais vachement moins fier des sandflies que du Kiwi, dommage qu’elles ne soient pas aussi rare à apercevoir.

Par la suite prépare ton pince-nez on t’emmène à Rotorua, la ville que l’on sent avant de voir.

4 Commentaires
    • Vincent ( Mon Sac Est Fait ! )
    • Vincent ( Mon Sac Est Fait ! )

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