Traversée de frontière « à la clandestine »

Georgetown était notre dernière étape Malaisienne, depuis l’île de Penang nous entamons une gymnastique de transport qui va nous occuper jusque notre destination : Satun que l’on devrait atteindre à la fin de la journée.

Voici l’itinéraire que nous avons suivi : Depuis Georgetown nous prenons le ferry pour rejoindre Butterworth en revanche alors qu’on s’attendait à payer RM1,20 comme pour l’aller, cette fois pas de tourniquet, le billet devait être A/R. Comptez environ 30 minutes pour atteindre le terminal de bus de Butterworth. Ici nous pensions prendre un bus pour atteindre Kuala Perlis, mais le premier est complet, pour ne pas trop attendre on fait les fous fous en rajoutant une étape à Kangar : 2h30 de route, RM15,50.

Depuis Kangar, autre bus vers Kuala Perlis : 30minutes, RM3,75. Nous arrivons alors à proximité des terminaux de ferry qui partent vers sur les îles des Langkawi. Il y a foule en cette fin de semaine qui part passer le week-end sur l’île Malaise.

Pour atteindre Satun en Thaïlande, c’est un peu plus folklo, nous devons aller jusqu’au bureau d’immigration. Mais pour obtenir le tampon de sortie, on nous indique qu’il faut d’abord trouver un bateau qui accepte de nous emmener. Puisqu’en fait de ligne de transport officiel avec des petits tickets, des petits sièges, et des petits gilets de sauvetage pour aller en thaïlande depuis Kuala Perlis, il n’y a point.

Sur le quai qui sent bon la poiscaille, on se sent comme à Boulogne-sur-Mer, un marin-pêcheur, nous indique un bateau qui pourra nous emmener. C’est donc depuis le WARISAMUT, un bateau de pêcheur à fière allure, qui présente l’avantage significatif de ne pas laisser apparaître l’eau par le plancher, que nous embarquerons, Il nous en coûtera 150bath chacun pour longer la côte jusqu’au port de Tammalang.01_monsacestfait_malaisie_thailande_bateau 02_monsacestfait_malaisie_thailande_bateau 03_monsacestfait_malaisie_thailande_bateau

Dans le port certains bateaux explosent leur quota carbone annuel en 5 minutes. Un longtail boat, du nom de l’hélice débordé au bout d’une longue barre métallique arbore son moteur à la Mad Max.04_monsacestfait_malaisie_thailande_bateau05_monsacestfait_malaisie_thailande_bateau

La traversée se fait assez rapidement.06_monsacestfait_malaisie_thailande_bateau 07_monsacestfait_malaisie_thailande_bateau 08_monsacestfait_malaisie_thailande_bateau

A l’immigration on avait encore un doute sur la durée du visa qui nous serait accordé, au final c’est bien les 30 jours espérés qui sont tamponnés sur nos passeports de plus en plus tatoués.

On embarque ensuite dans un chouette « Taxi » vers le centre-ville de Satun, il nous en coûte 40 bath chacun.08_2_monsacestfait_malaisie_thailande_bateau

On se trouve une guesthouse, pas forcément bon marché, mais qui a su s’imposer en se trouvant au bon moment au bon endroit, puis on part faire un tour dans les environs. On tombe sur une colonie de singes. Il y a même un Monkey acteur, jouant la peur et la séduction à merveille.09_monsacestfait_malaisie_thailande_bateau 10_monsacestfait_malaisie_thailande_bateau 11_monsacestfait_malaisie_thailande_bateau 12_monsacestfait_malaisie_thailande_bateau 13_monsacestfait_malaisie_thailande_bateau

Rapidement nos ballades se convertissent en recherche d’un coin où manger. Un « estaminet » local nous tente, la dame semble gentille et la décoration à base de salon de jardin tout plastique nous rappelle les terrasses de braderie.

En revanche la carte semble inexistante, on se repose donc sur des noms recommandés chaudement sur notre guide de poche Thaïlandais. Validés par la proprio, elle se lance dans la préparation de nos plats à base de citronnelle et de nouilles fries. Canon ! Qualité de la bouffe thaïlandaise : validée au premier repas.14_monsacestfait_malaisie_thailande_bateau

Plus loin on trouve des Murtabak fourrés à la vanille, agrémentées de soap télévisés thaïlandais.15_monsacestfait_malaisie_thailande_bateau 16_monsacestfait_malaisie_thailande_bateau

Demain nous pensions rejoindre l’île de Koh Tarutao et son parc national sauvage, mais l’île est encore inaccessible pour quelques semaines avec la fin de la mousson.

Du coup dans le prochain article, ne loupez pas Koh Lipe !

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